Le président ghanéen John Dramani Mahama a ordonné une enquête sur l’arrivée suspecte de deux vols à l’aéroport international de Kotoka, après des accusations de trafic de drogue et de blanchiment d’argent portées par un député. Cette affaire met en lumière les défis sécuritaires du pays face aux réseaux criminels transnationaux.
Une alerte qui secoue le pouvoir
Lundi 1ᵉʳ avril, John Dramani Mahama a réagi sur ses réseaux sociaux après une conférence de presse tenue par le révérend John Ntim Fordjour, député au Parlement ghanéen. Ce dernier a alerté sur la présence de deux avions suspects ayant atterri à Kotoka, sans pour autant détailler les éléments incriminants.
Soucieux de préserver l’image du Ghana et de renforcer la lutte contre le narcotrafic, le chef de l’État a immédiatement mobilisé les autorités compétentes. Il a ordonné aux services d’enquête, dont la Commission de contrôle des stupéfiants (NACOC), la police criminelle (CID), le Bureau national des enquêtes (NIB) et la Sécurité nationale, de coopérer avec le parlementaire pour faire la lumière sur ces accusations.
Un hub sous surveillance
Ce coup de semonce intervient alors que les forces de l’ordre ghanéennes ont récemment réalisé une saisie record de drogue, estimée à 350 millions de dollars. Un signal fort, mais qui ne dissipe pas les inquiétudes quant au rôle du pays dans le transit de stupéfiants en Afrique de l’Ouest.
La position géographique du Ghana en fait une route stratégique pour les trafiquants reliant l’Amérique latine à l’Europe. Malgré une politique de « tolérance zéro » affichée par Mahama, les opérations criminelles semblent toujours trouver des failles dans le dispositif de sécurité.
L’enquête sur ces deux vols s’annonce déterminante : révélera-t-elle des failles majeures dans le contrôle aéroportuaire ou s’agit-il d’une alerte infondée ? Dans tous les cas, cette affaire met une nouvelle fois le Ghana face à la nécessité de renforcer ses dispositifs de surveillance et de coopération internationale contre le trafic de drogue.
La Rédaction

