Face aux témoignages alarmants sur les conditions de certains migrants subsahariens bloqués en Mauritanie, le gouvernement gambien prend les devants. Des ressortissants gambiens, cherchant à rejoindre l’Europe, dénoncent des traitements dégradants. En réaction, Banjul a dépêché un émissaire spécial pour assurer leur protection.
Une mission diplomatique pour apaiser les tensions
Le président gambien, Adama Barrow, a mandaté son ministre des Affaires étrangères, Dr Mamadou Tangara, pour rencontrer son homologue mauritanien. L’objectif est clair : renforcer la coopération bilatérale et garantir les droits des Gambiens présents en Mauritanie.
Dans la foulée, l’ambassade de Gambie à Nouakchott a reçu l’ordre d’intensifier ses échanges avec les autorités locales et d’accompagner au mieux la communauté gambienne. Un appel est lancé aux ressortissants pour qu’ils s’enregistrent auprès de l’ambassade, afin de faciliter toute intervention en cas de besoin.
Préserver la coopération tout en défendant les droits
Tout en dénonçant d’éventuels abus, Banjul joue la carte de la diplomatie. Son communiqué insiste sur les liens solides entre les deux pays et rappelle aux Gambiens l’importance de respecter la législation locale. Une manière d’apaiser les tensions tout en exigeant des garanties pour ses citoyens.
En parallèle, les familles restées en Gambie sont invitées à informer leurs proches en Mauritanie des démarches mises en place, pour éviter que certains migrants ne restent isolés.
La Gambie promet de suivre de près la situation, avec une vigilance accrue sur la sécurité et le bien-être de ses ressortissants. Une affaire qui met une nouvelle fois en lumière les défis des routes migratoires en Afrique de l’Ouest.
La Rédaction

