Au Burkina Faso et à la frontière malienne, la minorité chrétienne semble être de plus en plus visée par les attaques djihadistes. Le 25 août 2024, vingt-six personnes, parmi lesquelles de nombreux chrétiens, ont été tuées lors d’une attaque dans une église du diocèse de Nouna, situé à l’ouest du Burkina Faso.
L’information a été rapportée par le journal Le Figaro et l’organisation internationale Aide à l’Église en Détresse (AED). Le 25 août, un groupe d’insurgés djihadistes a rassemblé dans le village de Sanaba situé dans l’ouest du Burkina, des hommes âgés de plus de 12 ans, les ont ligotés et conduits dans une église évangélique voisine, où ils ont été égorgés. L’attaque aura fait au total 26 victimes. Ce ne sont pas seulement les chrétiens qui ont été tués au cours de cette attaque, des adeptes des cultes traditionnels, ainsi que ceux que les insurgés considèrent comme opposés à leur idéologie djihadiste ont été aussi égorgés.
Un peu plus tôt au cours du mois d’août, plus de 250 personnes, dont des civils, des femmes et des enfants, ont été abattues par des djihadistes à moto dans le diocèse de Kaya au Mali voisin. Au cours des derniers jours, trois autres paroisses près de la frontière avec le Mali ont également été attaquées. Des femmes de ces villages ont cherché refuge au Burkina. Cette résurgence des attaques dirigées contre les minorités religieuses inquiète les responsables de ces groupes qui appellent les pays concernés à prendre des mesures fortes.
La Rédaction

