Le président Donald Trump a déclaré avoir ordonné des frappes aériennes ciblant un haut responsable de l’État islamique (EI) ainsi que d’autres membres de l’organisation en Somalie. Selon lui, ces frappes ont permis d’éliminer plusieurs terroristes sans faire de victimes civiles.
Une frappe ciblée contre des militants de l’EI
Dans une publication sur son réseau social Truth Social, Donald Trump a affirmé que ces opérations visaient des combattants cachés dans des grottes et constituant une menace pour les États-Unis et leurs alliés. Il a insisté sur l’efficacité de cette intervention, déclarant que les frappes avaient détruit leurs repaires et éliminé de nombreux militants.
L’ancien président a conclu son message par une mise en garde claire : « Le message adressé à l’EI et à tous ceux qui attaqueraient les Américains est : NOUS VOUS TROUVERONS ET NOUS VOUS TUERONS ! »
Le Pentagone confirme l’opération
Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a confirmé les frappes dans un communiqué. Il a indiqué que les premières évaluations montraient que plusieurs agents de l’EI avaient été tués et qu’aucun civil n’avait été blessé. « Ces frappes dégradent davantage la capacité de l’EI à planifier et mener des attaques terroristes », a-t-il ajouté.
Une intensification des opérations américaines en Somalie
Depuis plusieurs années, les États-Unis mènent des opérations militaires en Somalie pour lutter contre les groupes terroristes, notamment l’EI et les shebabs. Sous l’administration Trump, les frappes aériennes se sont intensifiées, avec une augmentation du nombre de raids visant à éliminer les chefs terroristes et leurs infrastructures.
Selon un rapport de 2019, l’armée américaine avait mené 33 frappes en Somalie l’année précédente, tuant plusieurs centaines de combattants. Cette stratégie vise à empêcher les groupes terroristes d’utiliser le territoire somalien comme base pour préparer des attaques contre des cibles locales et internationales.
L’État islamique en Somalie, une menace persistante
Bien que moins puissant que les shebabs, l’État islamique en Somalie a renforcé sa présence ces dernières années, notamment dans le Puntland et à Mogadiscio. Le groupe, fondé en 2015 par Abdul Qadir Mumin, a revendiqué plusieurs attaques, dont son premier attentat suicide en 2017 à Bosaso. En 2018, il a mené 66 attaques, un chiffre en forte augmentation par rapport aux années précédentes.
Une stratégie qui suscite des débats
Si ces frappes affaiblissent les capacités des groupes terroristes, elles suscitent aussi des interrogations. Des organisations de défense des droits de l’homme, comme Amnesty International, ont dénoncé les risques de pertes civiles. En 2018, un rapport a révélé que certaines opérations américaines en Somalie avaient entraîné la mort de civils, malgré les démentis de Washington.
La récente frappe ordonnée par Trump s’inscrit dans la continuité de la politique américaine en Somalie. Reste à savoir si cette stratégie, basée sur des interventions militaires ciblées, suffira à endiguer durablement la menace terroriste dans la région.
La Rédaction

