Le Caire accélère les mesures sociales avant le mois sacré. À quelques jours du Ramadan, les autorités égyptiennes annoncent un dispositif de protection destiné à soutenir les ménages et à apaiser les tensions économiques.
Le président Abdel Fattah Al-Sissi a demandé au gouvernement de mettre en œuvre un nouveau programme de protection sociale avant le début du mois de Ramadan. Cette instruction a été donnée lors d’une réunion tenue samedi 14 février avec le Premier ministre Mostafa Madbouly et le ministre des Finances Ahmed Kouchouk, selon un communiqué officiel de la présidence.
Des aides promises avant le mois sacré
Le chef de l’État a insisté pour que les aides financières soient versées « en temps opportun », notamment à l’approche du Ramadan prévu jeudi. Aucun détail précis n’a été communiqué sur la nature des mesures envisagées, mais plusieurs sources locales indiquent qu’une annonce officielle du programme pourrait intervenir dès dimanche.
Dans la même dynamique, le président a ordonné le versement anticipé des salaires des fonctionnaires pour le mois de février, afin de permettre aux familles de faire face aux dépenses accrues liées au mois sacré.
Renforcement de l’initiative « Hayat Karima »
La réunion a également validé l’allocation de fonds supplémentaires pour finaliser les projets de la première phase de l’initiative Hayat Karima (« Vie décente »), lancée en 2019. Ce programme vise à améliorer les conditions de vie dans les zones rurales et défavorisées, en développant les infrastructures, les services publics et les opportunités d’emploi.
Santé : priorité aux cas critiques
Selon le porte-parole de la présidence, un soutien accru au secteur de la santé a aussi été approuvé. Les mesures incluent le financement de traitements médicaux, l’amélioration des services hospitaliers, la prise en charge des cas critiques et la réduction des listes d’attente. L’exécutif entend également accélérer le déploiement du système d’assurance maladie universelle.
À travers ces décisions, Le Caire cherche à contenir la pression sociale dans un contexte économique tendu, alors que le Ramadan constitue traditionnellement une période de dépenses accrues pour les ménages égyptiens.
La Rédaction

