Des tirs intenses ont résonné mercredi soir au cœur de N’Djamena, à proximité du palais présidentiel, rapportent des journalistes sur place. Vers 20H45 (19H45 GMT), une source de sécurité a confirmé qu’un groupe armé avait attaqué l’intérieur même du palais. Aucune déclaration officielle n’a été faite par les autorités tchadiennes à ce moment.
Les forces de sécurité ont rapidement réagi, fermant toutes les routes menant à la présidence et déployant des chars dans les rues de la capitale, selon des témoins. Ces événements se sont déroulés quelques heures après la visite du ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, qui avait rencontré plusieurs responsables tchadiens, dont le président Mahamat Idriss Déby Itno, au palais présidentiel.
L’attaque survient dans un contexte diplomatique tendu, peu après l’annonce surprise, fin novembre, de la fin de l’accord militaire avec la France, marquant ainsi la rupture d’une coopération militaire qui durait depuis plus de soixante ans.
Depuis la mort de son père, Idriss Déby, en 2021, Mahamat Idriss Déby Itno a pris le pouvoir par la force, soutenu par une junte militaire. Ce dernier a récemment été élu à l’issue d’une transition de trois ans. En dépit de menaces rebelles persistantes, le pays a vu ses relations militaires avec la France se détériorer, bien que les forces françaises aient soutenu le régime de son père face à des rébellions en 2008 et 2019.
La Rédaction

