L’Assemblée des 124 Etats parties à la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé, lundi 11 novembre, l’ouverture d’une « enquête externe » sur « une faute présumée du procureur » général Karim Khan celui-là même qui a demandé des mandats d’arrêt à l’encontre du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. Ce dernier nie les accusations.
Depuis plusieurs mois, des allégations de comportement sexuel déplacé visent le procureur de la CPI. Karim Khan a rejeté ces assertions, assurant qu’« il n’y a aucune vérité dans les suggestions d’une telle mauvaise conduite ». Des fonctionnaires de son bureau, auxquels une employée se serait confiée, avaient dénoncé au mécanisme de contrôle indépendant de la CPI les agissements allégués du procureur, mais l’enquête avait été rapidement close, l’employée ne souhaitant pas déposer devant cet organe de contrôle. Selon une avocate proche, la jeune femme d’une trentaine d’années serait en revanche prête à témoigner si une enquête « externe » était ouverte sous l’autorité de l’Assemblée, celle-là même chargée d’élire ou de démettre juges et procureur. La CPI, par le biais du parlement miniature dirigé par la diplomate Paivi Kaukoranta a donc annoncé lundi l’ouverture d’une « enquête externe » sur « faute présumée du procureur » «afin d’assurer un processus totalement indépendant, impartial et équitable» a-t-elle déclaré.
M. Khan a fait les gros titres en mai lorsqu’il a demandé à la CPI d’émettre des mandats d’arrêt à l’encontre du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, de l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant et de trois hauts responsables du Hamas, sur lesquelles les juges n’ont toujours pas tranché. Dans sa déclaration refusant les allégations, il avait expliqué que de nombreuses attaques et menaces les visaient, lui et la CPI. La CPI dont le siège est à la Haye, enquête et poursuit les génocides, les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et le crime d’agression.
Si la déclaration du procureur s’avérait vraie, serait-ce une manigance pour démettre le procureur de ses fonctions et par là le faire taire ? « Je poursuivrai toutes mes autres fonctions de procureur, conformément à mon mandat, dans les situations relevant de la Cour pénale internationale » a annoncé le procureur Karim Khan.
La Rédaction
CPI. Arrestation imminente de l’homme qui voulait arrêter Benjamin Nyetanahu ?
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