La communauté libanaise en Côte d’Ivoire fait face à une campagne de harcèlement en ligne qui suscite beaucoup d’inquiétude. Depuis le début de novembre, des internautes accusent cette diaspora, qui compte environ 100 000 personnes majoritairement chiites, de vivre isolée et d’être impliquée dans la corruption et le racisme.
Une étude publiée le 6 novembre par l’agence Afriques connectées, spécialisée dans l’analyse numérique, indique que cette campagne est menée par des comptes soutenant les dirigeant du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Ce groupe de pays formant l’Alliance des États du Sahel (AES), ont des relations tendues avec le gouvernement ivoirien et la France.
Selon Jérémy Cauden, coauteur de l’étude, dès la mi-octobre, des tentatives ont été faites pour lancer un débat sur la communauté libanaise. Au début de novembre, les discussions à ce sujet ont explosé. Il souligne que cette méthode rappelle celle utilisée lors d’une précédente campagne contre les personnes LGBT, qui avait entraîné des violences physiques.
L’étude montre l’activiste Ibrahima Maïga comme l’un des meneurs de cette campagne. Avec plus de 970 000 abonnés sur Facebook, il a publié des messages accusant Abidjan d’être un centre de financement pour le Hezbollah et le Hamas. Cette situation a créé des tensions au sein de la communauté libanaise en Côte d’Ivoire. Le 7 novembre, l’ambassade du Liban a dû intervenir pour démentir une fausse alerte sur une possible menace pesant sur ses ressortissants.
La Rédaction

