Le nord du Mozambique traverse une nouvelle crise humanitaire majeure. Selon l’ONU, près de 100 000 personnes ont fui les violences au cours des deux dernières semaines, provoquant un afflux massif de déplacés dans des régions déjà surchargées. Les attaques des groupes armés continuent de menacer les communautés locales qui avaient initialement accueilli des familles déplacées.
Xavier Creach, représentant du HCR, tire la sonnette d’alarme : « C’est le quatrième afflux massif auquel le nord du Mozambique a été confronté ces derniers mois et les ressources manquent cruellement. La réponse humanitaire reste insuffisante. Les gens ont besoin de nourriture, d’abris, d’eau, de soutien et arrivent profondément traumatisés. La santé mentale est également essentielle, mais la capacité sur place est largement insuffisante. Les communautés d’accueil sont débordées et les familles vivent désormais dans des abris communautaires ou des salles de classe surpeuplées. »

La situation accroît également les risques de protection, en particulier pour les femmes, les jeunes filles et les enfants. « Chaque matin, nous rencontrons de nouvelles femmes se plaignant d’avoir été victimes d’agressions sexuelles pendant la nuit. La solidarité nationale et internationale est indispensable pour fournir l’assistance vitale dont ces populations ont urgemment besoin », poursuit M. Creach.
Les violences dans le nord du Mozambique ont débuté en 2017 dans la province de Cabo Delgado, provoquant depuis le déplacement de plus de 1,3 million de personnes. Cette crise prolongée met en lumière l’ampleur des besoins humanitaires et l’urgence d’une action coordonnée pour protéger les populations vulnérables et soutenir les communautés d’accueil.
La Rédaction

