Les autorités sénégalaises ont pris la décision de fermer temporairement l’Université Assane-Seck de Ziguinchor, située en Casamance, en réponse à des tensions grandissantes sur le campus. Cette mesure s’accompagne de la dissolution des associations étudiantes, selon un communiqué officiel.
Ces derniers jours, l’université a été le théâtre d’affrontements entre étudiants et forces de l’ordre. À l’origine de ces troubles : les revendications des étudiants qui dénoncent des conditions d’études précaires. Manque de salles de cours, logements insuffisants, bâtiments délabrés, coupures fréquentes d’électricité et pénurie de moyens figurent parmi les doléances majeures.
Face à cette crise, le Conseil académique a décidé la fermeture immédiate de l’établissement “jusqu’à nouvel ordre” et la dissolution des amicales étudiantes. Le Centre des œuvres universitaires sociales (COUS), en charge des services tels que le logement et la restauration, a également suspendu ses activités. Les étudiants résidant sur le campus ont été sommés de restituer les clés de leurs chambres d’ici la fin de la semaine, selon un communiqué relayé par la télévision nationale.
Prenant la mesure de la situation, le président Bassirou Diomaye Faye a demandé au gouvernement de mettre en place un “plan d’urgence” pour accélérer l’achèvement des infrastructures en cours, notamment des amphithéâtres, salles de cours, restaurants et pavillons dans les universités publiques. Ce plan devra s’appuyer sur un calendrier précis pour garantir des avancées rapides.
Le chef de l’État a également insisté sur la nécessité d’assurer la continuité des activités pédagogiques et de préserver la stabilité sociale dans les établissements universitaires, soulignant l’urgence d’actions concrètes pour répondre aux attentes des étudiants.
Cette fermeture reflète un malaise profond dans le système universitaire sénégalais, où des besoins criants en infrastructures et services continuent de générer tensions et mobilisations.
La Rédaction

