Joe Biden est devenu le premier président américain à poser le pied en Angola lors d’une visite marquante à Luanda. Cette initiative, qu’il a qualifiée de “fierté personnelle”, s’inscrit dans sa volonté de renforcer les partenariats internationaux des États-Unis en Afrique.
Focus sur le corridor de Lobito
Au cœur de cette visite se trouve le projet stratégique du corridor de Lobito, un chemin de fer de 1 300 kilomètres reliant l’Angola, la Zambie et la République démocratique du Congo. Cette infrastructure vise à améliorer l’acheminement des ressources naturelles vers les marchés internationaux en passant par l’océan Atlantique. Washington a promis une contribution de 3 milliards de dollars pour moderniser cette voie ferroviaire essentielle, affirmant son soutien à cette initiative qui unit plusieurs nations du continent.
Mercredi, Biden doit se rendre à Lobito, ville portuaire située à environ 500 kilomètres de Luanda, pour constater de visu l’importance de ce projet. Les présidents des pays concernés par le corridor seront également présents pour discuter des implications régionales de cet investissement majeur.
Rivalités et opportunités
Si cette visite vise à renforcer les liens entre Washington et l’Afrique, elle intervient dans un contexte géopolitique marqué par la concurrence entre les États-Unis et la Chine. Toutefois, l’administration américaine insiste sur le fait qu’elle ne demande pas aux pays africains de choisir entre les deux puissances.
Ce déplacement, qui intervient à quelques semaines de la fin du mandat de Biden, pourrait également être éclipsé par des enjeux politiques intérieurs, notamment la récente grâce présidentielle accordée à son fils Hunter.
Une promesse tenue
Joe Biden avait promis en 2022 de se rendre en Afrique, marquant un tournant après plusieurs années d’absence de présidents américains sur le continent. Cette visite, première d’un chef d’État américain en Angola, a été saluée comme un geste fort en faveur du renforcement des alliances internationales et du soutien au développement économique de l’Afrique.
Avant de conclure sa visite, Biden prononcera un discours au Musée national de l’esclavage à Luanda, rappelant les liens historiques entre les États-Unis et cette ancienne colonie portugaise. Ce voyage, bien que symbolique, s’inscrit dans une stratégie plus large visant à redéfinir la place de l’Amérique sur le continent africain.
La Rédaction

