À Lomé, une concertation appuyée par la FAO met en avant le rôle du partenariat public-privé dans la construction d’un modèle agricole plus résilient face aux impacts du changement climatique.
Une transition agricole désormais incontournable
Le Togo cherche à adapter son agriculture à la montée des risques climatiques. Sécheresses, irrégularité des pluies, dégradation des sols : ces phénomènes imposent une reconfiguration progressive des modèles de production.
C’est dans ce contexte qu’une concertation s’est tenue à Lomé, réunissant autorités publiques et acteurs du secteur privé autour des mécanismes de financement et de mise en œuvre d’une agriculture dite climato-résiliente.
Le secteur privé appelé à jouer un rôle plus structurant
Au cœur des échanges, la question de l’implication des investisseurs privés dans les filières agricoles, d’élevage, de pêche et de foresterie. L’objectif est de favoriser l’émergence de projets capables d’intégrer les contraintes climatiques tout en maintenant des niveaux de production viables.
Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large visant à structurer des partenariats public-privé plus opérationnels, notamment dans la mobilisation de financements adaptés aux enjeux environnementaux.
Des mécanismes de financement déjà disponibles
Selon les échanges tenus lors de la rencontre, plusieurs dispositifs de financement internationaux existent déjà pour soutenir les investissements liés à l’adaptation climatique. Ces ressources pourraient permettre au secteur privé de s’engager davantage dans des solutions techniques et innovantes au service de l’agriculture durable.
L’enjeu repose désormais sur la capacité des acteurs nationaux à structurer des projets bancables et à accéder efficacement à ces mécanismes.
Vers une agriculture plus résiliente
Au-delà des dispositifs financiers, l’objectif affiché est de renforcer la résilience globale du secteur agricole. Il s’agit de réduire la vulnérabilité des exploitations face aux aléas climatiques tout en améliorant la productivité et la sécurité alimentaire.
Dans cette perspective, le partenariat entre l’État, les acteurs économiques et les partenaires techniques apparaît comme un levier central de transformation.
La Rédaction

