Du 13 au 15 juin 2025, Kpalimé, nichée au pied du mont Agou, vibrera au rythme de la 3ᵉ édition du Festival BOOM. Désormais incontournable dans le paysage culturel togolais, l’événement est piloté par Fiator Christian Enyonam Folly-Kossi, président du festival et figure emblématique des sphères économiques et diplomatiques africaines. Cette édition incarne une rare synergie entre héritage, expertise et projection vers l’avenir.
Un engagement forgé dans les arènes panafricaines
Fiator Christian Folly-Kossi n’est pas un inconnu des projets ambitieux. Ancien haut dirigeant d’Air Afrique – compagnie symbole de l’unité africaine dans les années 1970-1980 – il a joué un rôle clé dans la connectivité du continent. Il fut l’un des grands noms de l’aviation africaine.
Il a poursuivi sa trajectoire au sein de l’AFRAA (Association des compagnies aériennes africaines), où il a occupé le poste de Secrétaire général. Il y a négocié des alliances structurantes pour moderniser le transport aérien, témoignant d’un sens stratégique remarquable.
Diplomate et financier à la retraite, Folly-Kossi a aussi œuvré à l’intégration économique régionale en tant que cadre panafricain. Aujourd’hui, il met cette expérience au service de la culture : « Gérer un festival, c’est comme piloter un avion : il faut une vision claire, un équipage solide et des partenaires fiables », confie-t-il, réaffirmant son attachement à Kpalimé, sa ville natale.
Hommage aux bâtisseurs : Toklo, Béatrice Ama et l’équipe engagée
Dans son allocution du 17 mai 2025, le président du festival a tenu à saluer ceux qui ont « transformé l’utopie en réalité » :
- Innocent Toklo, jeune promoteur autodidacte, qualifié de « génie en herbe » pour son audace et sa vision.
- Madame Folly Ebi Béatrice Ama, marraine du festival, revenue au Togo après 60 ans en France, dont l’engagement « à fonds perdus » a permis de poser les fondations du projet.
- L’équipe passionnée du festival, qualifiée par Folly-Kossi « d’artisans anonymes d’une dynamique novatrice ».
« BOOM Kpalimé est le fruit d’une alchimie : la fougue de la jeunesse, la sagesse de l’expérience et la foi en l’Afrique », a-t-il résumé, en rendant hommage aux autorités traditionnelles, au Ministère de la Culture et à l’Organisation internationale de la Francophonie pour leur soutien déterminant.
Former, diffuser, bâtir : un programme enraciné dans le concret
Sous l’impulsion de Folly-Kossi, l’édition 2025 prend une tournure résolument inclusive et éducative :
- Pré-projections itinérantes dans cinq villages isolés, pour « amener le cinéma là où il n’a jamais atterri ».
- Ateliers de réalisation avec des experts internationaux, afin de former la relève aux métiers du 7ᵉ art.
- Master class sur la fabrique des talents, animée par Folly-Kossi lui-même, inspirée de son ouvrage Du village à la table des rois.
- Cérémonie de clôture en hommage aux grandes figures du cinéma africain, symbole d’excellence.
« Le cinéma et la musique ne sont pas des divertissements, mais des leviers de développement économique et d’éveil citoyen », martèle-t-il, affirmant sa volonté de faire de Kpalimé la capitale togolaise du cinéma d’ici cinq ans, avant d’en faire un pôle culturel d’envergure ouest-africaine.
Un bilan déjà marquant, un futur à inventer
Avec 20 comédiens révélés en seulement deux éditions, et une actrice locale désormais tête d’affiche d’un long métrage national, BOOM Kpalimé démontre sa puissance de transformation. « Nous ne construirons rien sans vous : médias, mécènes, citoyens… Ensemble, bâtissons un héritage ! », lance Folly-Kossi, appelant à une « union sacrée » pour faire de l’art un levier collectif.
Kpalimé, terre d’envol
Alors que les lumières du mont Agou s’apprêtent à illuminer cette édition, Fiator Christian Folly-Kossi conclut avec conviction : « Le meilleur reste à venir ! ». Porté par un président dont le parcours incarne la résilience africaine, BOOM Kpalimé 2025 n’est pas qu’un festival : c’est un manifeste pour une Afrique qui conjugue enfin racines et ambition.
BOOMKpalimé2025 : Quand l’art décolle avec les ailes de l’expérience.
La Rédaction

