Le Togo amorce une nouvelle étape dans la gestion de la transhumance, plaçant l’innovation et la résilience au cœur de sa stratégie nationale pour 2026-2030. Plus qu’un simple exercice administratif, cette révision vise à transformer la transhumance en un levier de développement durable pour les communautés rurales et l’économie nationale.
Dans le contexte des changements climatiques et de la pression démographique sur les terres agricoles, le pays entend anticiper les conflits entre agriculteurs et éleveurs. Le futur Plan de gestion de la transhumance (PGT) s’appuie sur une approche intégrée qui combine cartographie des couloirs pastoraux, aménagement de zones de production bovine et sécurisation foncière. Ces mesures sont conçues pour garantir une cohabitation harmonieuse et durable entre les différentes parties prenantes.
Les ateliers de consultation récemment organisés à Dapaong et à Tsévié ont permis d’analyser les réalités locales et de proposer des ajustements concrets au dispositif. Au-delà des discussions techniques, les échanges ont mis en lumière l’importance d’une transhumance apaisée pour la sécurité alimentaire, la protection de l’environnement et la création de nouvelles opportunités économiques pour les populations rurales.
La FAO accompagne activement le Togo dans cette démarche, apportant son expertise pour intégrer des solutions innovantes et adaptées aux défis actuels. La mise à jour du PGT prend également en compte la nécessité d’une politique nationale de déclaration foncière et le développement de zones dédiées à la production bovine, offrant ainsi un cadre sûr et productif pour les éleveurs.
Les consultations se poursuivront dans les autres régions du pays, à Kara, Sokodé, Atakpamé et Kpalimé, afin de refléter l’ensemble des réalités territoriales. Le document final servira de référence pour organiser les flux pastoraux, réduire les tensions et renforcer la résilience des communautés rurales face aux défis sociaux et climatiques.
Cette approche intégrée montre que le Togo ne se limite pas à gérer la transhumance, mais cherche à en faire un outil stratégique de développement durable, conciliant sécurité alimentaire, protection de l’environnement et cohésion sociale.
La Rédaction

