Le nombre de femmes et de filles ayant subi des mutilations génitales a bondi de 15 % partout dans le monde. Au Burkina Faso, Cameroun, Tchad, les chiffres sont en baisse grâce à l’engagement de l’État depuis plusieurs années, mais aussi aux groupements de femmes et de jeunes filles qui se sont mobilisés dans la sensibilisation. Des efforts louables, mais encore très peu répandus pour inverser la tendance globale dans la majeure partie des pays concernés.
D’après un rapport publié par l’UNICEF, l’Afrique est le continent le plus touché avec plus de 144 millions de survivants de ces excisions et d’autres mutilations génitales, devant l’Asie 80 millions et le Moyen-Orient avec 6 millions. Rites de passages, moyen de préserver la chasteté des filles, la pratique persiste là où elle est enracinée dans les normes sociales et les traditions.
Cela empêche les mères pourtant elle-même victimes et conscientes de ces répercussions psychologiques de protéger leurs filles. « Les femmes subissent constamment l’impact à long terme des mutilations génitales féminines. Mais parfois, la douleur est moins grande que la honte moins forte que les conséquences dont elles devraient être victimes elles et leurs filles si elles ne se conforment pas à ce qu’on attend d’elles. Ses mères ne sont pas cruelles, elles essaient de faire ce qu’elles pensent être attendues d’elles et de leurs filles » affirme Claudia CAPPA, Auteure principale du rapport de l’UNICEF sur les mutilations génitales.
Faut-il encore appeler à la sensibilisation ? Oui, car elle est le seul moyen avec l’appui des gouvernements et des ONG internationales pour délivrer les mentalités. Au rang des autres mutilations génitales que subit la femme, nous classons « le repassage des seins » qui est aussi un héritage ancestral qui demeure toujours ancré dans certaines régions du continent.
La Rédaction

