Le deuxième sommet continental sur le climat, tenu à Addis-Abeba, s’est clôturé par un appel pressant à davantage de financements climatiques, à un système de financement plus équitable et à une voix renforcée pour l’Afrique. Le sommet a adopté la Déclaration d’Addis-Abeba, un plan visant à repositionner l’Afrique non pas comme victime du changement climatique, mais comme source de solutions. L’objectif : définir une position commune avant la COP30 au Brésil.À lire aussi : COP29. 300 milliards pour le climat, un déficit de 700 milliards face aux besoins des pays en développementTrois axes principaux structurent la déclaration :1. Accélérer les énergies renouvelables pour faire de l’Afrique une puissance industrielle verte.2. Créer une coalition sur les minéraux critiques, essentiels à la transition énergétique mondiale.3. Protéger le patrimoine naturel du continent.Les dirigeants africains ont également demandé 50 milliards de dollars annuels pour la réforme du financement climatique, soutenant l’adaptation et l’innovation, notamment à travers le Africa Climate Innovation Compact.À lire aussi : 2024. Une année record qui pousse les limites du réchauffement climatiqueDans une tribune exclusive pour allAfrica, Mary Robinson, Ellen Johnson Sirleaf, Musimbi Kanyoro, Yvonne Aki-Sawyerr et Carlijn Nouwen ont souligné que l’ère des promesses est révolue. Ils ont appelé à des investissements concrets et des actions immédiates pour exploiter le vaste potentiel vert de l’Afrique. Selon eux, « le potentiel vert de l’Afrique est la meilleure chance mondiale d’atteindre la neutralité carbone ». Les signataires plaident pour des réformes de la finance mondiale et des partenariats renforcés afin de transformer les engagements en résultats tangibles.
La Rédaction

