Djibouti, l’Éthiopie, le Soudan du Sud et l’Ouganda ont signé jeudi un protocole d’accord pour la création de l’Autorité du corridor Djibouti-Éthiopie-Soudan du Sud-Ouganda (DESSU). Cette initiative vise à renforcer l’intégration régionale en améliorant les infrastructures et la connectivité entre ces pays.
Une avancée majeure pour l’intégration régionale
L’accord a été officialisé à Djibouti après plusieurs jours de discussions entre ministres et experts. Selon l’ambassade d’Éthiopie à Djibouti, l’objectif est de favoriser la coopération économique et le développement en reliant des capitales stratégiques comme Djibouti, Addis-Abeba, Juba et Kampala.
Ce corridor est crucial pour le commerce régional et international, Djibouti étant une porte d’entrée essentielle pour les importations et exportations de l’Éthiopie, un pays enclavé. L’ajout du Soudan du Sud et de l’Ouganda renforce encore son importance stratégique.
Un projet soutenu par l’IGAD et la BAD
L’initiative a été lancée en 2019 sous l’égide de l’Autorité intergouvernementale sur le développement (IGAD). À l’époque, les quatre pays s’étaient déjà engagés à créer des comités techniques et à solliciter des financements auprès de la Banque africaine de développement (BAD).
Par ailleurs, l’accord prévoit une initiative en faveur du cabotage côtier africain, permettant aux navires battant pavillon africain d’être privilégiés pour le transport maritime régional. Cette mesure, soutenue par l’Association de gestion des ports d’Afrique de l’Est et d’Afrique australe, pourrait dynamiser le commerce intra-africain.
Des défis à relever
Si cette initiative marque une avancée significative, plusieurs défis restent à surmonter. Le financement des infrastructures, la sécurisation des routes et l’harmonisation des réglementations sont autant d’obstacles à surmonter pour garantir le succès du projet. Toutefois, avec le soutien des institutions régionales et internationales, la DESSU pourrait devenir un modèle d’intégration économique en Afrique de l’Est.
La Rédaction

