Plus de 500 jours de guerre au Soudan. Le peuple meurt sous les balles, les bombes, et malheureusement de faim aussi. Le Conseil norvégien des réfugiés (NRC) fustige aujourd’hui les chefs de guerre qui ne respectent aucune règle internationale des conflits.
« Si ce ne sont pas les balles et les bombes, c’est la famine qui tue au Soudan », c’est le violent titre provocateur du dernier rapport du Conseil norvégien des réfugiés (NRC) au Soudan. Ce rapport souligne que la destruction systématique des infrastructures agricoles et des marchés a gravement perturbé les chaines d’approvisionnement alimentaire, coupant de nombreuses zones rurales de leurs sources essentielles de nourriture. En parallèle, les combats et les attaques limitent sévèrement les convois d’aide des organismes humanitaires, aggravant ainsi la famine. « C’est la plus grosse crise alimentaire au monde en ce moment. Je dirais même qu’on est dans le gouffre. On a la moitié de la population, soit 25 millions de personnes qui souffrent de la faim » déclare Mathilde Vu, responsable plaidoyer pour le Conseil norvégien des réfugiés au Soudan.
Pour Mathilde Vu, les parties en guerre ont sciemment ignoré les « principes fondamentaux du droit international humanitaire », menant des batailles au cœur des villes, dans des quartiers résidentiels, détruisant des infrastructures essentielles telles que des marchés, des usines et des champs agricoles.
Le Conseil norvégien pour les Réfugiés avertit que les conséquences à long terme de cette crise seront désastreuses, surtout pour les enfants, qui risquent de souffrir de malnutrition chronique. Par ailleurs, 2,5 millions de personnes pourraient mourir de faim d’ici à la fin septembre, dont 220 000 enfants, selon l’ONU.
La Rédaction

