Le 15 août 2024, le ministre de la Santé, le professeur Moustafa MIJIYAWA a, au travers d’un décret mis en garde toute la population togolaise contre la variole du singe qui sévit fortement en Afrique.
Quatre années après la pandémie à COVID-19, le monde fait face à un nouvel ennemi. Africa CDC a déclaré que la variole du singe constitue une urgence de santé publique sur le continent, affirmation confirmée par l’OMS. Le Togo met sa population en alerte. Le pays préfère sans doute jouer la carte de la prévention bien que la maladie régresse spontanément après 2 à 4 semaines si le traitement est bien suivi après un diagnostic précoce.
La note du ministère de la Santé à l’endroit de la population mentionne les principaux symptômes de la maladie, entre autres la fièvre, une éruption cutanée et parfois accompagnée d’autres signes non spécifiques. Le professeur exhorte la population à fréquemment se laver les mains avec de l’eau et du savon et à se protéger le nez ou la bouche en cas d’éternuement. Certains gestes sont à éviter comme le contact avec le sang ou les liquides biologiques, ces derniers étant les moyens de contamination interhumaine.
Découvert et isolé au Danemark en 1958, le virus de la variole du singe est au plus fort de son activité dans les pays du centre et de l’est d’Afrique. Rappelons que la variole du singe est une zoonose, une maladie infectieuse ayant une origine animale. Elle est causée par le « virus de la variole du singe », ou « Monkeypox », appartenant aux orthopoxvirus. On en distingue deux clades. L’un dit « de l’Afrique de l’Ouest » et l’autre de « l’Afrique centrale ».
La Rédaction

