Au Bénin, certaines femmes subissent encore des violences physiques et verbales pendant l’accouchement. Annick Nonohou Agani, sage-femme et militante des droits humains, alerte sur ces pratiques dans un témoignage relayé par Amnesty International. Elle révèle que dans certaines maternités, des chicottes sont utilisées pour pousser les femmes à accoucher, une pratique à la fois humiliante et dangereuse pour la santé maternelle.
Témoignage du Bénin : un constat préoccupant
Selon Amnesty International (source), certaines maternités béninoises continuent d’adopter des méthodes coercitives contre les femmes en travail. Outre les chicottes, les violences incluent des pressions abdominales injustifiées, des insultes et le non-respect du consentement pour certaines interventions médicales. Annick Nonohou Agani insiste sur l’urgence de former le personnel médical et d’adopter des pratiques respectueuses des droits des femmes.
Le contexte régional : l’Afrique de l’Ouest et Centrale face aux violences obstétricales
Les violences obstétricales ne sont pas limitées au Bénin. Des rapports d’ONG et d’organisations internationales montrent que dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale, notamment au Nigéria, au Sénégal et en Côte d’Ivoire, les femmes subissent encore des mauvais traitements dans certaines maternités. Le manque de personnel, la surcharge des hôpitaux et l’absence de protocoles clairs aggravent ces comportements. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), ces violences représentent un obstacle majeur à la santé maternelle et contribuent à des complications évitables (OMS).
Recommandations et actions en cours
Amnesty International et d’autres organisations de défense des droits des femmes recommandent plusieurs mesures :
•La formation du personnel médical à l’accompagnement respectueux et sans violence
•L’information et la sensibilisation des femmes sur leurs droits lors de la grossesse et de l’accouchement
•L’adoption de lois et protocoles interdisant toute forme de violence obstétricale et garantissant des sanctions
•Le renforcement des mécanismes de suivi et d’évaluation dans les maternités
Au Bénin, plusieurs initiatives locales, pilotées par des associations de sages-femmes et des ONG, visent à mettre en place ces recommandations et à protéger les droits fondamentaux des femmes.
Les violences obstétricales au Bénin restent un défi majeur pour la santé maternelle. Le témoignage d’Annick Nonohou Agani illustre l’urgence d’agir pour garantir que chaque femme puisse accoucher dans la dignité. La sensibilisation, la formation du personnel et la législation sont essentielles pour un changement durable.
La Rédaction
Sources et Références :
1. Amnesty International – “I defend the rights of women who give birth in Benin”
Témoignage d’Annick Nonohou Agani sur les violences obstétricales dans certaines maternités béninoises, incluant l’usage de chicottes et de pressions abdominales.
🔗 https://www.amnesty.org/en/latest/campaigns/2026/01/rights-of-women-who-give-birth-benin/
2. Amnesty International Bénin – Blog / Actualités
Publication locale relayant les actions et alertes concernant les droits des femmes enceintes au Bénin.
🔗 https://www.amnestybenin.org/author/glory/
3. Organisation mondiale de la Santé (OMS) – Respectful maternity care
Rapport sur les violences obstétricales et la santé maternelle, documentant les mauvais traitements dans les maternités et leur impact sur la santé des femmes.
🔗 https://www.who.int/news-room/fact-sheets/detail/respectful-maternity-care

