La 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies a mis en lumière une intensification du soutien au plan d’autonomie présenté par le Maroc pour le Sahara. Cette initiative, portée par le roi Mohammed VI et défendue à New York par le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita, bénéficie d’un nouvel élan diplomatique, confirmé par une série de reconnaissances et d’appuis stratégiques.
Un consensus international en progression
En marge de la semaine de haut niveau de l’ONU, Rabat a multiplié les rencontres bilatérales, obtenant de nouveaux soutiens pour son plan d’autonomie. Les États-Unis ont réaffirmé leur position : l’initiative marocaine demeure la seule base crédible pour résoudre le différend. Washington encourage également les investissements dans les provinces du Sud, qualifiées de pôles d’opportunités économiques pour les entreprises américaines.
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Le conseiller spécial américain pour l’Afrique, Massad Boulos, a souligné à New York l’adhésion de Washington à cette approche, tandis que le secrétaire d’État adjoint Christopher Landau a mis en avant l’invitation faite aux entreprises américaines d’investir directement dans la région.
L’appui des partenaires européens
Le ministre marocain des Affaires étrangères a rappelé que le Royaume n’acceptera aucun partenariat remettant en cause son intégrité territoriale, une ligne fixée par le roi Mohammed VI. Cette position trouve un écho favorable auprès de plusieurs pays européens, dont l’Espagne, la France et le Royaume-Uni. Tous mettent en avant le rôle stratégique des provinces du Sud, présentées comme un point d’accès privilégié vers l’Afrique et un levier de développement régional.
L’élargissement du soutien en Amérique latine et aux Caraïbes
Au-delà des grandes puissances occidentales, des pays d’Amérique latine et des Caraïbes se sont joints au mouvement. Le Paraguay a officiellement reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara et annoncé l’ouverture prochaine d’un consulat dans la région. Le Panama et le Suriname ont réitéré leur appui, qualifiant le plan d’autonomie de solution « réaliste et pragmatique » pour clore un conflit de plusieurs décennies.
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Une dynamique « irréversible »
Pour Nasser Bourita, cette succession d’appuis illustre une dynamique « irréversible » qui renforce la position du Maroc sur la scène internationale. Avec la multiplication des représentations consulaires et l’adhésion d’un nombre croissant de pays, Rabat estime que son plan d’autonomie s’impose comme la voie de compromis la plus viable pour régler définitivement la question du Sahara.
La Rédaction

