Dans l’exécution de sa promesse électorale, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a confirmé ce 29 septembre 2024, avoir entamé une revue des contrats et accords signés avec des partenaires étrangers. Par le passé, le camp du chef de l’État avait dénoncé certains des accords internationaux comme étant léonins. Le réexamen a été l’une de ses promesses électorales en mars.
« Nous avons mis en place depuis bientôt un mois, ou un peu plus, un comité de lecture de l’ensemble des contrats. Ce comité est en train de travailler à faire l’inventaire des conventions et contrats qui ont été signés par le Sénégal », a souligné M. Faye dans un entretien accordé à la chaîne qatarie Al-Jazira. Ce dernier est composé de hauts cadres de l’administration sénégalaise, des experts juridiques, fiscaux et du secteur de l’énergie, chargés de revoir les contrats miniers, pétroliers et gaziers, entre autres
« Si ces parties (étrangères) n’ont pas respecté les engagements et les obligations que la loi leur impose au Sénégal (ou que les contrats qu’ils ont signés leur imposent) évidemment qu’il va falloir revenir à une plus grande équité et un plus grand équilibre contractuel », a-t-il précisé. En plus des accords politiques, le pays, dans une optique de développement, a signé des accords avec des entreprises ou des partenaires étrangers dans des secteurs capitaux comme le pétrole et le gaz, les mines, les transports, les infrastructures ou la pêche.
Interrogé sur l’attitude vis-à-vis de l’ancienne puissance coloniale française, avec laquelle le Sénégal a conservé des relations fortes, M. Faye a refusé de toiser la France dans l’affirmation de souveraineté. Cette affirmation « ne saurait être identifiée à l’égard d’un seul pays et ce serait très réducteur de penser que ce discours-là était orienté vers une seule puissance et pas envers les autres », a-t-il ajouté. La langue française « est un héritage culturel, c’est notre langue officielle, nous n’avons pas à le reprocher à la France ni à un autre pays », a-t-il dit. Il a exprimé la volonté de renforcer les relations avec les pays occidentaux « avec lesquels nous avons des relations traditionnelles et privilégiées », comme avec d’autres partenaires.
La Rédaction

