Le Mali propose un cadre parlementaire commun pour accompagner la Confédération
Réuni à Niamey pour accompagner le lancement du Conseil consultatif de la Refondation du Niger, le président du Conseil national de transition du Mali, le général Malick Diaw, a proposé une nouvelle étape dans la construction politique de la Confédération des États du Sahel (AES) : l’unification des efforts parlementaires.
Devant un parterre d’autorités sahéliennes et de représentants étrangers, le général malien a salué la démarche engagée par le Niger, qu’il a qualifiée de « symbole fort » pour la souveraineté régionale. Il a insisté sur l’importance de renforcer les institutions communes en suggérant la création d’un comité interparlementaire.
« Une diplomatie parlementaire permettrait de stabiliser notre espace, de garantir une continuité institutionnelle et de mieux porter la voix des peuples sahéliens », a-t-il défendu.
Intégration législative : une ambition assumée
La Confédération des États du Sahel – réunissant le Mali, le Niger et le Burkina Faso – ne se limite plus à des convergences militaires ou diplomatiques. En appelant à une coopération parlementaire formalisée, Malick Diaw propose de structurer un pilier politique durable.
Selon lui, ce futur cadre législatif commun serait à même de consolider les avancées institutionnelles et d’asseoir la représentativité populaire à l’échelle sahélienne.
« Cette transition n’est pas seulement une phase. Elle est l’expression directe des aspirations de nos peuples. Si une telle instance n’existait pas, il aurait fallu l’inventer », a-t-il ajouté avec force.
Souveraineté et unité au cœur du discours
Au-delà du plaidoyer institutionnel, le dirigeant malien a rappelé les défis sécuritaires qui frappent la région depuis plus d’une décennie. Pour lui, les nouvelles structures politiques de l’AES représentent une réponse concrète aux pressions extérieures et aux ingérences.
Enfin, il a tenu à souligner le rôle moteur des chefs d’État des trois pays membres. Leur leadership, selon lui, est à l’origine des avancées actuelles et de la volonté collective de bâtir une Confédération sahélienne qui compte sur la scène internationale.
La Rédaction

