Le gouvernement soudanais, soutenu par l’armée, a publié un rapport officiel niant l’usage d’armes chimiques, affirmant n’avoir trouvé aucune preuve de contamination dans l’État de Khartoum. Cette déclaration survient deux mois après l’imposition de sanctions par les États-Unis, accusant l’armée d’avoir utilisé des armes chimiques en 2024 contre les Forces de soutien rapide (FSR).Le ministère de la Santé a précisé que le rapport reposait sur des tests sur le terrain et des examens médico-légaux réalisés depuis avril, lorsque l’armée a repris le contrôle de la capitale. Aucune preuve de contamination chimique ou radioactive n’a été trouvée, et aucun décès massif ou symptôme d’empoisonnement chimique n’a été signalé.À lire aussi : Soudan. L’Amérique sanctionne, Khartoum s’indigneEn réponse aux accusations américaines, le gouvernement soudanais a qualifié ces allégations de « sans fondement » et de « chantage politique ». Il a également souligné que les équipes de pathologie médico-légale n’avaient trouvé aucun décès typiquement associé à l’usage d’armes chimiques.Le conflit entre l’armée régulière et les FSR, débuté en avril 2023, a fait des dizaines de milliers de morts et contraint plus de 14 millions de personnes à fuir leur domicile, selon les chiffres de l’ONU. Les FSR sont également sous sanctions américaines, accusées de génocide contre certaines communautés ethniques du Darfour.
La Rédaction

