Alors que la Russie et l’Ukraine s’affrontent directement sur le sol ukrainien, un autre front, plus discret, s’ouvre sur le continent africain. Depuis plusieurs mois, des événements impliquant des milices prorusses et des initiatives ukrainiennes s’enchaînent, révélant une lutte d’influence loin de l’Europe de l’Est.
Ce théâtre africain, éloigné des zones de combat de la Crimée et du Donbass, est devenu le terrain d’une guerre indirecte. La Russie, qui a réinvesti le continent au cours de la dernière décennie, est engagée dans une stratégie visant à renforcer son emprise auprès de certains États, particulièrement au Sahel. En parallèle, l’Ukraine, sous la présidence de Volodymyr Zelensky, cherche à contrecarrer ces avancées par diverses actions, y compris des opérations de drones et du soutien logistique à des groupes locaux, comme récemment observé au Soudan et dans le nord du Mali.
Selon Charlotte Lalanne, journaliste spécialisée dans les affaires internationales, “la Russie poursuit deux objectifs en Afrique : s’assurer un soutien stratégique auprès de certains gouvernements et financer son effort de guerre en Ukraine grâce à l’exploitation des ressources naturelles.” Dans son analyse, elle met en lumière comment Kiev tente de déjouer cette influence grandissante par des moyens indirects.
Ce jeu de pouvoir, loin des projecteurs, montre à quel point l’Afrique est devenue un champ de bataille symbolique pour les puissances en conflit, chaque camp cherchant à affirmer sa présence et à miner celle de l’autre.
La Rédaction

