Un nouvel attentat a frappé un oléoduc dans la région de Dosso, au Niger, mettant en lumière les menaces pesant sur le gazoduc transsaharien, ce projet colossal visant à relier le Nigéria à l’Algérie pour alimenter l’Europe en gaz.
Une insécurité persistante dans le Sahel
L’attaque, survenue récemment à Dankassari, marque le dixième sabotage énergétique de l’année dans la région. Depuis plusieurs années, la montée en puissance des groupes djihadistes affiliés à l’État islamique et à Al-Qaïda complique le développement des infrastructures stratégiques au Sahel. Malgré le soutien de l’Algérie à ce projet depuis les années 1970, la situation sécuritaire rend sa mise en œuvre de plus en plus incertaine.
Le gazoduc transsaharien face à un rival atlantique
Alors que l’insécurité sape la viabilité du tracé sahélien, une alternative prend de l’ampleur : le Gazoduc Afrique-Atlantique, soutenu par le Maroc. Ce projet, longeant la côte atlantique et traversant des pays plus stables, séduit de plus en plus de partenaires internationaux. Son avancement contraste avec les difficultés du gazoduc transsaharien, encore à un stade embryonnaire.
L’Algérie espérait renforcer son influence sur le marché gazier européen grâce à cette infrastructure. Mais face aux réalités du terrain, le pipeline atlantique s’impose progressivement comme une option plus sûre et plus crédible pour le transit du gaz nigérian.
La Rédaction

