Le gouvernement libérien vient de lancer une vaste campagne de lutte contre la corruption, marquée par des sanctions touchant plusieurs centaines de hauts fonctionnaires. Cette initiative survient alors que le pays améliore sa position dans les classements internationaux de bonne gouvernance.
Au cœur de cette offensive se trouve la suspension temporaire de plus de 400 agents de l’État, sanctionnés pour non-respect des obligations de déclaration patrimoniale. Parmi les personnalités concernées figurent notamment le Dr Ivan Fayeah Carmanor, à la tête de la commission des marchés publics, ainsi que l’ambassadeur aux États-Unis, le Dr Al-Hassan Conteh.
Le nouveau président Joseph Boakai démontre ainsi sa détermination à promouvoir l’intégrité au sein de l’administration publique. « La transparence et la responsabilité ne sont pas négociables », a-t-il souligné, promettant une application rigoureuse du cadre légal et éthique.
Cette offensive anticorruption s’illustre également par des actions ciblées, comme en témoigne la récente mise à pied de Rosalyn Suakoko Dennis, présidente de la compagnie nationale pétrolière, actuellement visée par une investigation pour des allégations de malversations.
Ces mesures semblent déjà porter leurs fruits : le Libéria a gagné deux places dans le dernier classement de Transparency International, atteignant le 27e rang en 2024. Cette progression reflète les efforts concrets déployés par les autorités pour assainir la gestion des affaires publiques.
La commission anticorruption du pays poursuit son travail d’identification des infractions, ayant déjà recensé 457 fonctionnaires en situation irrégulière. Ces actions marquent un tournant dans la gouvernance libérienne, signalant une volonté accrue de modernisation et de transparence dans la gestion de l’État.
La Rédaction

