La Fédération des Entreprises du Congo (FEC) a récemment alerté sur l’exclusion imminente des produits de cacao et de café congolais du marché de l’Union européenne (UE) à partir de janvier 2025. Cette mesure découle du règlement européen « zéro déforestation », qui exige que les produits agricoles importés soient issus de pratiques durables et exemptes de déforestation.
Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a toutefois précisé que l’application de ce règlement a été reportée au 30 décembre 2025, offrant ainsi un délai supplémentaire aux autorités et aux acteurs du secteur pour s’adapter.
Face à ces défis, la République démocratique du Congo (RDC) explore de nouveaux partenariats commerciaux. Le 7 septembre 2024, à Changsha, en Chine, un accord a été signé entre des sociétés chinoises et congolaises pour l’exportation de produits agricoles vers la Chine. Cet accord prévoit notamment l’achat par la partie chinoise de 5 000 tonnes de café et 3 000 tonnes de cacao. Le ministre Julien Paluku a salué cette initiative comme une opportunité majeure pour le développement de l’agriculture et de l’économie locale en RDC.
Cependant, la concrétisation de ce partenariat dépend de la mise en place de garanties phytosanitaires satisfaisantes pour les autorités chinoises. Des retards dans la finalisation de ces accords pourraient profiter à des pays voisins comme le Rwanda et l’Ouganda, qui pourraient acquérir les produits café-cacao congolais à moindre coût, les transformer et les exporter sous leur propre label, au détriment de l’économie congolaise.
Il est donc crucial pour la RDC de renforcer ses partenariats commerciaux et de garantir la qualité et la traçabilité de ses produits agricoles afin de maintenir et d’élargir ses marchés d’exportation.
La Rédaction

