Monrovia — Le Congress for Democratic Change (CDC), parti de l’ancien président George Weah, accuse le gouvernement d’utiliser un amendement législatif comme outil politique pour écarter son leader de la présidentielle de 2029. Dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux, Jefferson Koijee, secrétaire général du CDC, dénonce le projet de modification du Titre 2 de la loi sur la procédure pénale, présenté sous le couvert d’une réforme anti-corruption.
Un amendement controversé
Koijee qualifie l’initiative de « criminelle et dangereuse », dénonçant son introduction au Parlement sans transparence publique. Selon lui, le texte vise à supprimer les délais de prescription essentiels et à affaiblir les protections contre l’auto-incrimination, accordant aux procureurs un pouvoir discrétionnaire jugé excessif. « Ce n’est pas une réforme, c’est un instrument de persécution politique », insiste-t-il, avertissant que l’adoption de ce projet pourrait déstabiliser le pays.
Accusations de ciblage politique
Le secrétaire général du CDC accuse directement l’administration du président Joseph Boakai de chercher à affaiblir l’opposition et à préparer des poursuites contre George Weah, dans le but de bloquer sa candidature. Koijee met en garde contre la concentration des pouvoirs judiciaires sans garde-fous appropriés, qui menace les acquis démocratiques, dans un contexte où la démocratie libérienne reste fragile.
Appel à la vigilance citoyenne
Koijee exhorte les Libériens à examiner attentivement le projet de loi et à protéger la paix ainsi que les libertés civiles. À ce jour, le gouvernement n’a pas réagi officiellement aux accusations formulées par le CDC.
La Rédaction

