Les institutions d’arbitrage du Togo et de la Côte d’Ivoire engagent un cadre de coopération destiné à améliorer le traitement des litiges commerciaux dans l’espace économique ouest-africain. L’initiative repose sur une volonté de structuration commune des pratiques de règlement extrajudiciaire des différends.
Un rapprochement institutionnel entre structures consulaires
La convention signée à Abidjan intervient sous l’impulsion des chambres de commerce des deux pays, qui assurent la supervision des principales institutions d’arbitrage nationales. Elle associe la Cour d’arbitrage de Côte d’Ivoire et la Cour d’arbitrage du Togo, représentée par sa direction.
Ce rapprochement vise à renforcer la cohérence des mécanismes existants dans les deux juridictions et à favoriser une meilleure interopérabilité des pratiques.
Mutualisation des outils et circulation des compétences
Le dispositif mis en place prévoit une coopération opérationnelle entre les deux structures. Celle-ci porte sur l’échange de données, la capitalisation d’expériences et l’harmonisation progressive des procédures.
Des programmes conjoints de formation sont également envisagés afin de renforcer les capacités des praticiens de l’arbitrage et de la médiation commerciale.
Consolidation des mécanismes alternatifs de règlement des litiges
L’accord s’inscrit dans une dynamique régionale de recours accru aux modes alternatifs de résolution des conflits économiques. Ces dispositifs permettent de traiter les différends en dehors des juridictions étatiques, avec des procédures plus rapides et encadrées par la confidentialité.
Ils constituent un outil complémentaire dans la structuration de l’environnement juridique des affaires.
Sécurisation des échanges et attractivité économique
Au-delà du cadre institutionnel, cette coopération répond à un objectif de stabilisation du climat des affaires. La fiabilisation des mécanismes de règlement des litiges est identifiée comme un facteur clé de sécurisation des investissements et des transactions commerciales dans la région.
La Rédaction

