Depuis avril 2023, les violences au Soudan ont forcé plus de 1,1 million de personnes à fuir vers le Tchad, parmi lesquelles une large majorité sont des femmes et des enfants, représentant près de 90 % des réfugiés. Environ 71 % de ces réfugiés témoignent avoir été victimes de violences au Soudan.
Les camps de réfugiés au Tchad sont confrontés à un manque crucial de services sociaux, ce qui met particulièrement en danger la vie des femmes enceintes. Les actions humanitaires sont gravement freinées par des ressources insuffisantes.
Souat Oumar, leader de la communauté des femmes dans le camp de Farchana, raconte la situation désastreuse : « Le problème majeur auquel nous faisons face est celui des accouchements. Ici, il n’y a ni hôpital ni ambulance. Nous devons aider ces femmes à accoucher, parfois à la maison. Si j’ai un peu d’argent, je tente d’organiser un transport vers l’hôpital. Il arrive que certaines subissent des hémorragies, des fausses couches ou d’autres complications graves, pouvant entraîner la mort. »
L’appel humanitaire de l’UNFPA pour 2024, s’élevant à 23,6 millions de dollars, n’a été financé qu’à hauteur de 36 %, et pour l’année suivante, l’organisme onusien prévoit un besoin de 27,8 millions de dollars pour soutenir les réfugiés.
La Rédaction

