Le président Mohamed Cheikh el-Ghazouani a récemment présidé une réunion pour mettre en place le plan d’exécution des travaux de modernisation de Nouakchott. Ce projet ambitieux prévoit un investissement de 5 milliards d’ouguiyas, soit environ 1,26 milliard de dollars, destiné à transformer la capitale mauritanienne en un pôle urbain plus moderne et attractif.
Les principaux axes du programme de modernisation incluent l’assainissement, l’amélioration des infrastructures routières, l’électrification, ainsi que l’approvisionnement en eau potable pour l’ensemble des quartiers de Nouakchott. Il est également prévu la construction de 137 km de routes bitumées, dont 50 km de boulevards pour améliorer la circulation. Le projet prévoit aussi la création de 400 établissements éducatifs et 40 centres de santé.
Ce programme de grande envergure doit être exécuté en moins de deux ans, avec la collaboration des autorités locales et des maires des différents quartiers de la capitale. Parmi les initiatives, on retrouve la modernisation des communes de Nouakchott-Ouest, notamment Ksar, Tevragh-Zeina et Sebkha, avec la construction de nouvelles infrastructures telles que des stades, la mise en place d’un système d’assainissement et l’électrification de nouvelles zones.
Bâ Ismael, maire de la commune de Sebkha, a salué l’initiative, précisant que la gestion de ce projet sera assurée par le Premier ministre Moctar Ould Diaye. Un comité, dirigé par un conseiller à la Primature, a été créé pour assurer la mise en œuvre de ces projets en concertation avec les maires.
Cependant, Mohamed Mahmoud Tolba, président de l’ONG « Transparency Mauritanie », reste prudent quant à la mise en œuvre du programme, soulignant le manque d’implication de la société civile, ce qui pourrait affecter la transparence dans la gestion des ressources. De son côté, Heiba Ould Sidaty, directeur de publication d’Al Akhbar, se montre également sceptique quant au respect du délai de deux ans, rappelant que de nombreux projets d’infrastructures entamés depuis plusieurs années n’ont pas encore été achevés.
La Rédaction

