Le Togo dépend fortement de l’importation d’électricité, ne produisant que 40 % de ses besoins, avec un recours majeur au Nigeria et au Ghana pour le reste. Récemment, le pays a connu une crise énergétique, marquée par des coupures fréquentes de courant, attribuées à une pénurie de gaz naturel. La ministre de l’Énergie, Mila Aziable, a souligné que la demande en gaz naturel était de 35 000 MM BTU par jour, mais que les fournitures étaient souvent insuffisantes, entraînant des coûts de production élevés et des délestages.
Le Bénin et le Niger partagent des problèmes similaires. Le Nigeria a annoncé une réduction à 6 % pour ce qui concerne la fourniture d’électricité vers ces pays, en réponse à sa propre crise énergétique interne. Cette décision affecte directement la capacité de ces nations à maintenir un approvisionnement stable, aggravant les conditions économiques et sociales.
Au Nigeria, la production d’électricité a chuté de 9,1 % au premier trimestre 2024, atteignant 8 887,93 GWh contre 9 789,87 GWh fin décembre 2023. Cette baisse a des répercussions négatives sur les pays voisins comme le Bénin, le Niger et le Togo, qui dépendent en grande partie des exportations d’électricité du géant ouest-africain.
La disponibilité moyenne de production dans les centrales électriques du pays est un indicateur essentiel de l’efficacité énergétique. Elle reflète non seulement la fiabilité des infrastructures, mais aussi la capacité à répondre à la demande croissante d’électricité. En analysant cette capacité, on peut mieux comprendre les défis auxquels le secteur énergétique est confronté, notamment en matière de durabilité et d’innovation technologique.
La Commission de Régulation de l’Électricité Nigériane (NERC) a justifié la réduction des exportations par la nécessité de gérer une crise énergétique croissante au Nigeria. Cette situation pourrait inciter les pays voisins à accélérer leurs propres réformes énergétiques et à explorer des alternatives pour garantir un approvisionnement fiable.
La Rédaction

