Les autorités nigériennes ont décidé de rebaptiser le Centre culturel franco-nigérien situé à Niamey, en Centre culturel nigérien Moustapha Alassane. Ce changement de nom qui suscite des interrogations a été annoncé il y a quelques jours et marque une volonté de renforcer l’identité culturelle nationale.
Les autorités nigériennes souhaitent ainsi mettre en avant la culture et l’identité nigériennes, en remplaçant le nom d’un réalisateur français par celui d’un réalisateur nigérien. Ce changement de nom suscite des interrogations, avec des questions sur l’affirmation de la souveraineté nigérienne et la réécriture d’une partie de l’histoire culturelle du pays.
Décédé en 2015, Moustapha Alassane fut réalisateur, scénariste et producteur nigérien, pionnier du cinéma africain. Il a réalisé le premier dessin animé africain, « La Mort de Gandji ». Alassane a également dirigé le département cinéma de l’Université de Niamey pendant 15 ans et a contribué à la création du FESPACO. Ses œuvres, comme “Femmes Voitures Villas Argent”, sont connues pour leur satire sociale.
Enfin, la changement du nom du Centre culturel franco-nigérien de Niamey ne fait que refléter les tensions et les attentes d’une communauté en quête de transparence et de représentativité. Alors que les débats se poursuivent, il est essentiel de rappeler que la culture, en tant que vecteur de dialogue et de compréhension, doit rester au cœur des préoccupations. Seul le temps dira si ce changement de cap saura répondre aux aspirations de tous.
La Rédaction

