La Zambie, frappée de plein fouet par une sécheresse sévère aggravée par le phénomène climatique El Niño, a lancé un appel urgent à l’aide internationale pour secourir sa population.
Selon Cornelius Mweetwa, ministre de l’Information et des Médias, environ 5,8 millions de Zambiens sont aujourd’hui en situation de grande précarité. Les impacts de cette sécheresse se manifestent par la destruction des moyens de subsistance, la dégradation des infrastructures et des perturbations environnementales majeures. Lors d’une rencontre régionale sur la gestion des risques de catastrophe, il a révélé que le gouvernement a élaboré un plan de réponse destiné à soutenir 6,6 millions de personnes sur une période de 14 mois. Cependant, ce plan souffre d’un manque criant de financements, avec un déficit estimé à 889 millions de dollars.
Cette somme, a précisé le ministre, est essentielle pour répondre aux besoins les plus urgents : fournir de la nourriture, garantir un accès à un logement temporaire et renforcer les soins de santé.
Le président Hakainde Hichilema a pour sa part qualifié la sécheresse de catastrophe nationale, soulignant ses effets dévastateurs sur la production alimentaire et énergétique. Le pays fait face à une double crise, tentant également de contenir une récente épidémie de choléra.
Dans ce contexte de vulnérabilité accrue, les autorités zambiennes appellent à une mobilisation rapide des ressources, tout en insistant sur l’importance d’une meilleure préparation face aux catastrophes, alors que la saison des pluies approche. La Zambie, à l’instar d’autres pays d’Afrique australe, illustre l’urgence d’agir pour atténuer les effets des crises climatiques répétées.
La Rédaction

