Moins de 24 heures après qu’un missile balistique tiré par les Houthis a frappé Tel Aviv, blessant 16 personnes, les États-Unis ont mené des frappes aériennes de précision sur Sanaa, capitale du Yémen. Selon des sources relayées par Al-Arabiya et Sky News Arabic, ces frappes ont visé un entrepôt de missiles ainsi qu’un centre de commandement utilisé par les rebelles. L’une des cibles, une maison, aurait abrité des responsables houthis au moment de l’attaque.
Initialement attribuées à Israël, ces frappes ont été confirmées comme une opération américaine, marquant une escalade dans l’implication militaire des États-Unis dans la région.
Israël renforce ses défenses
En parallèle, Israël a déployé des patrouilles aériennes dans la région métropolitaine de Tel Aviv, en réponse aux menaces croissantes venant du Yémen. Quelques heures après le tir du missile houthi, un drone, probablement lancé depuis le Yémen, a été intercepté à proximité de la bande de Gaza par un hélicoptère de combat israélien.
Les rebelles houthis, qui revendiquent ces attaques, affirment avoir visé des installations militaires israéliennes. Ces frappes s’inscrivent dans une intensification des hostilités : selon l’armée israélienne, plus de 200 missiles et 170 drones ont été lancés par les Houthis depuis le début du conflit à Gaza, bien que la majorité ait été interceptée ou n’ait pas atteint sa cible.
Tensions régionales et rôle des Houthis
Alors qu’une trêve est en discussion avec Gaza et qu’un cessez-le-feu est effectif avec le Hezbollah, l’intensification des attaques houthis place le Yémen au centre des tensions régionales. Ces frappes américaines, ainsi que la multiplication des attaques des Houthis, soulèvent des questions sur leurs objectifs stratégiques : cherchent-ils à s’imposer comme un acteur régional incontournable ou à redéfinir l’équilibre des forces dans ce conflit ?
La Rédaction

