Kiev, Ukraine – Selon plusieurs sources américaines, des responsables de l’administration Trump ont proposé à l’Ukraine un accord controversé : accorder aux États-Unis 50 % des droits d’exploitation des minerais rares du pays en échange d’un soutien militaire renforcé. Cette offre inclurait également la possibilité de déployer des troupes américaines sur le territoire ukrainien pour sécuriser ces ressources stratégiques, sous réserve d’un éventuel accord de paix avec la Russie.
Une proposition stratégique pour Washington
Les minerais rares – comme le lithium, le titane et le graphite – sont devenus un enjeu géopolitique majeur. Indispensables aux technologies de pointe, aux équipements militaires et à la transition énergétique, ils sont au cœur des rivalités internationales. L’Ukraine, qui possède d’importants gisements de ces ressources, suscite un vif intérêt de la part des grandes puissances.
Selon un responsable américain cité anonymement, « cette initiative vise à garantir un accès stratégique aux ressources essentielles pour notre industrie et notre défense, tout en soutenant la reconstruction économique de l’Ukraine ».
L’administration Trump, connue pour sa politique de transactions directes et d’intérêts économiques dans ses relations internationales, considère cet accord comme un levier pour renforcer l’influence américaine en Europe de l’Est.
Le refus de Zelensky et les exigences ukrainiennes
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rapidement rejeté la proposition en l’état, estimant qu’elle ne garantissait pas suffisamment la souveraineté et la sécurité du pays.
« L’Ukraine ne cédera pas la moitié de ses ressources stratégiques sans garanties de sécurité solides et un partenariat équitable », a déclaré un conseiller proche du gouvernement ukrainien.
Kiev craint que cet accord ne transforme le pays en simple fournisseur de matières premières pour Washington, sans réelle contrepartie sur le plan militaire et économique. Le gouvernement ukrainien pousse donc pour un partenariat plus équilibré, impliquant également des pays européens et des investissements dans le développement local des industries extractives.
Des négociations en suspens
Les discussions ont continué lors de la Conférence de sécurité de Munich, mais sans aboutir à un accord. Les négociateurs ukrainiens ont présenté un contre-projet visant à garantir un meilleur partage des bénéfices et un engagement plus fort des États-Unis sur le plan sécuritaire.
Toutefois, la proposition américaine pourrait rester sur la table dans l’optique d’une future résolution du conflit avec la Russie. Si un cessez-le-feu était trouvé, la question du contrôle des ressources ukrainiennes deviendrait un enjeu clé pour la reconstruction du pays et son positionnement stratégique sur la scène internationale.
En attendant, Kiev semble déterminé à ne pas brader ses richesses naturelles, tout en cherchant à maximiser l’appui de ses alliés occidentaux.
La Rédaction

