Faisant fi de l’interdiction de la Cour constitutionnelle, Evo Morales annonce sa candidature à la présidentielle du 17 août 2025, sous la bannière du Front de la Victoire. L’ancien président bolivien, au pouvoir de 2004 à 2019, ne cache pas ses ambitions : “Nous allons à nouveau gagner les élections nationales pour sauver la Bolivie”, a-t-il déclaré. Malgré un mandat d’arrêt pour “traite de mineure” qui pèse sur lui, Morales semble déterminé à retrouver la tête de l’État, qu’il a quitté en 2019 après des contestations sur sa réélection.
Son retour pourrait créer des tensions avec l’actuel président Luis Arce, ancien protégé de Morales devenu son principal rival. Bien qu’Arce n’ait pas encore officiellement annoncé sa candidature, il est perçu comme le choix évident du Mouvement vers le Socialisme (MAS), parti qu’il contrôle de manière dominante. Selon plusieurs analystes, Arce semble assuré de conserver le soutien du MAS, qui ne semble pas avoir de leader alternatif capable de le challenger sérieusement.
Cette situation pourrait plonger la Bolivie dans une nouvelle phase de lutte interne au sein de la gauche, d’autant plus que la campagne s’annonce particulièrement tendue. Morales, avec son parti, se positionne déjà en sauveur d’une Bolivie qu’il juge en crise. Mais son retour ne manque pas de faire débat, entre espoirs d’une nouvelle ère et craintes d’une réédition des tensions passées.
La Rédaction

