La politique a ses clowns, la religion ses saints et ses mystères — et parfois, les deux se croisent dans un rêve aussi extravagant que démoniaque, doublé d’un numéro d’équilibriste dont seul Donald Trump détient la recette. Tout récemment, l’ancien président des États-Unis a déclaré, non sans ironie : « J’aimerais être pape. Ce serait mon premier choix. » Une sortie aussi inattendue qu’absurde, alors que le monde catholique se prépare à un conclave historique après le décès du pape François.
Entre Vatican et Trump Tower : une ambition céleste ?
Donald Trump n’a jamais été avare de déclarations tonitruantes, mais s’inviter dans les habits pontificaux relève d’une fantaisie toute particulière. Car si l’on connaît son goût pour les couronnes — même dorées — celle de Saint-Pierre ne figurait pas encore dans sa garde-robe politique.
Mais dans son style habituel, l’ancien locataire de la Maison-Blanche a joué la carte de la provoc’ en plein cœur d’un moment solennel pour l’Église catholique. Une déclaration sortie entre deux questions de journalistes, lancée avec le sourire, mais qui a suffi à faire frissonner les plus orthodoxes : et si Donald Trump était sérieux ?
Timothy Dolan, Tobin… ou Trump ?
Après cette boutade, Trump a tout de même glissé un nom plus crédible, celui du cardinal Timothy Dolan, archevêque de New York, dont il a vanté les qualités. « Très bon », selon ses termes. Une manière d’adresser un clin d’œil à ses électeurs conservateurs tout en gardant un pied dans la réalité ecclésiastique.
Rappelons que l’Église catholique n’a jamais élu de pape américain. Et si le cardinal Dolan reste une figure en vue, son nom ne figure pas parmi les favoris. Joseph Tobin, archevêque de Newark, est parfois cité, mais le conclave reste un labyrinthe d’incertitudes. Ce que l’on sait : à partir du 7 mai 2025, 135 cardinaux venus du monde entier se réuniront dans la chapelle Sixtine, à huis clos, pour désigner le successeur du pape François.
Quand Trump déride le conclave
Le moment aurait pu être grave, mais il est devenu grinçant. Car à travers cette déclaration — qu’on suppose plus humoristique que messianique — Trump réussit une fois de plus à détourner l’attention médiatique. À croire que, pour lui, l’univers est une campagne électorale permanente, et que même les nuées célestes pourraient accueillir ses ambitions.
On ne sait pas encore qui sera le nouveau souverain pontife, mais on sait déjà que ce ne sera pas Donald Trump. À moins que l’Église ne réforme ses statuts pour élire un pape marié, milliardaire, protestant… et joueur de golf. Ce serait sans doute un miracle — ou une farce divine.
En attendant la fumée blanche, Trump, lui, continue de souffler sur les braises du spectacle politique. Sa phrase « J’aimerais être pape » ne changera pas le destin du Vatican, mais elle nous rappelle à quel point l’ancien président excelle dans l’art de faire parler de lui, même là où l’on ne l’attend pas. À Rome, on prie. À Mar-a-Lago, on plaisante.
La Rédaction

