Sur TikTok, une tendance insolite fait le buzz : explorer le monde virtuellement pour dénicher des endroits jugés disgracieux. Ce concept, porté par Natasha Gupta, une créatrice de contenu britannique, fascine des milliers d’internautes intrigués par cette quête peu conventionnelle.
Une aventure numérique hors des sentiers battus
Depuis juillet 2024, Natasha Gupta parcourt virtuellement les villes et campagnes du monde à l’aide de Google Earth, à la recherche de lieux qu’elle considère comme laids. Sous le pseudonyme @natooooooosh, elle partage ses découvertes dans des vidéos courtes mais captivantes, qui attirent aujourd’hui plus de 200 000 abonnés et cumulent des millions de vues.
L’exercice demande parfois patience et persévérance. Chaque vidéo commence par une exploration de sites souvent emblématiques, comme SoHo à New York ou les rues de Tokyo. Mais l’attention de Natasha se porte sur des lieux moins flatteurs : parkings abandonnés, bâtiments en ruine ou zones commerciales sans âme. Ces choix, parfois controversés, suscitent des débats animés dans les commentaires, où ses abonnés remettent souvent en question ses jugements.
Voyager sans quitter son écran
Natasha explique que ce projet est né d’une frustration : celle de ne pas pouvoir voyager faute de moyens financiers. Avec Google Earth, elle a trouvé une solution pour découvrir le monde autrement. Mais au-delà de l’amusement, son initiative porte un message : montrer que même les endroits considérés comme les plus disgracieux ont leur propre histoire et leur intérêt.
De l’Italie au Mexique, en passant par l’État de l’Ohio, souvent moqué pour son manque supposé de charme, Natasha explore des régions variées. Elle ne se limite pas à des destinations célèbres, mais explore des endroits moins connus et plus inhabituels, permettant à ses abonnés de réfléchir sur ce que signifie la beauté d’un lieu.
L’Afrique, un continent aux contrastes saisissants
Bien que l’Afrique ne soit pas encore spécifiquement mentionnée dans les vidéos de Natasha Gupta, il est probable que des pays africains fassent un jour partie de ses explorations. Le continent, vaste et diversifié, offre une gamme impressionnante de paysages. On y trouve des sites parmi les plus majestueux du monde, comme les savanes du Serengeti, les pyramides d’Égypte ou les plages paradisiaques de l’île Maurice. Mais l’Afrique, comme n’importe quel autre continent, présente aussi des endroits moins attrayants à découvrir. Des zones urbaines en développement, des infrastructures en mauvais état ou des paysages industriels peuvent également y exister. En explorant virtuellement certaines villes et régions africaines, Natasha pourrait bien faire émerger des lieux jugés disgracieux, tout en mettant en lumière la diversité des environnements qui composent le continent.
Quand la France est jugée « moche »
La France n’a pas échappé à son examen minutieux. Après plusieurs tentatives, Natasha a finalement désigné la façade d’un hôtel à Roissy, près de l’aéroport Charles de Gaulle, comme l’un des lieux les plus disgracieux qu’elle ait rencontrés. Inspirés par son idée, d’autres créateurs de contenu, notamment francophones, se sont lancés dans des explorations similaires, générant à leur tour des millions de vues.
Au-delà de l’esthétique
Cette quête n’est pas sans rappeler des initiatives telles que le « Prix de la France moche », décerné chaque année par l’association Paysages de France pour pointer du doigt des aménagements urbains jugés défigurants. Cependant, là où l’association cherche à dénoncer des problématiques d’urbanisme, Natasha Gupta propose une approche plus ludique et philosophique.
En réinterprétant nos perceptions de la beauté et du disgracieux, elle pousse à réfléchir sur ce qui rend un lieu attrayant ou non. Une manière originale de voyager, qui démontre que, parfois, les imperfections d’un lieu peuvent elles-mêmes devenir fascinantes.
La Rédaction

