Depuis des semaines, des discussions entre la Turquie et la France au sujet des écoles françaises de Turquie battent leur plein. Selon un communiqué publié samedi 10 août 2024 par Ankara, les parents turcs n’ont plus le droit d’inscrire leurs enfants dans les écoles françaises sur le territoire.
Ce samedi 10 août, le ministère de l’éducation turc a décrété avec effet immédiat l’interdiction de toutes nouvelles inscriptions des apprenants Turcs dans les établissements français. Sur la table de négociation, Ankara exige « réciprocité », ce qui consiste à pouvoir ouvrir en France des écoles turques reconnues par l’État français. Le ministère de l’Éducation dans un communiqué a annoncé qu’aucun nouvel étudiant turc ne sera inscrit dans les écoles mentionnées jusqu’à ce qu’un accord international prévoyant un statut juridique soit conclu. Ce dernier précise que la mesure prend effet de façon rétroactive à partir du 1er janvier 2025, pour couvrir l’année scolaire 2024-2025 et au-delà.
En 2019, TF1 Info a rapporté que concernant la volonté du président turc d’implanter les écoles turques en France, Jean Michel Blanquer, ancien ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse de France a répondu « non ». « Je lui dis non, parce que je pense que nous avons aujourd’hui trop de gestes inamicaux qui nous viennent de la Turquie, nous avons trop d’inquiétudes sur ce que font déjà les autorités turques vis-à-vis des communautés turques en France, pour ne pas être très vigilantes sur ce genre de projets. (…) Je sais bien que le pouvoir turc cherche à faire pression sur nos lycées (…). »
Le bras de fer ne semble toutefois pas près d’être terminé entre les deux pays. À ce jeu, les grands perdants sont sans aucun doute les apprenants qui se retrouvent entre l’enclume et le marteau.
La Rédaction

