Le Togo intensifie sa lutte contre le paludisme avec le déploiement de plus d’un demi-million de moustiquaires à imprégnation durable. En 2025, ce sont précisément 530 742 unités qui seront distribuées gratuitement sur l’ensemble du territoire, dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre la maladie. Cette campagne, soutenue par l’État togolais et plusieurs partenaires techniques et financiers, illustre une volonté constante de prévenir plutôt que de guérir.
Des priorités régionales assumées
La répartition des moustiquaires révèle les priorités géographiques des autorités sanitaires. La région des Plateaux arrive en tête avec 151 087 moustiquaires prévues, devant les Savanes (104 690) et la Kara (89 566). Le Grand Lomé, bien que très peuplé et urbanisé, ne bénéficiera que de 27 875 unités. Ce choix stratégique semble refléter une gestion différenciée du risque selon les zones épidémiologiques et les taux de prévalence du paludisme.
Un recul notable de la maladie
Malgré une légère baisse du nombre de moustiquaires par rapport à l’année précédente, les efforts déployés depuis plusieurs années portent leurs fruits. Le pays constate une nette diminution des cas recensés, accompagnée d’un recul de 8 % de la mortalité liée à la maladie. Des résultats encourageants qui valident les orientations actuelles centrées sur la prévention communautaire et la couverture en outils de protection.
Une campagne encore à affiner
Si la date de lancement de la distribution reste à confirmer, l’enjeu est de taille. Il s’agit non seulement d’assurer une répartition efficace des moustiquaires, mais aussi de renforcer la sensibilisation des populations sur leur usage optimal. Car la possession d’une moustiquaire ne garantit pas sa bonne utilisation : la lutte contre le paludisme passe aussi par un accompagnement durable et pédagogique.
Vers un modèle plus résilient ?
En misant sur la continuité des campagnes et l’implication des régions, le Togo semble vouloir construire un modèle de lutte contre le paludisme fondé sur la résilience locale. Reste à voir si cette dynamique pourra se maintenir et s’adapter aux défis futurs, notamment en matière de financement et de mobilisation citoyenne.
La Rédaction

