Dans le nord du Togo, un appui ciblé en intrants agricoles redonne souffle aux exploitations féminines et renforce la sécurité alimentaire
Dans la région des Savanes, au nord du Togo, un programme d’appui aux producteurs maraîchers commence à produire des effets structurels visibles sur les dynamiques agricoles locales. À travers la mise à disposition de semences améliorées et d’équipements d’irrigation, l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), avec l’appui financier de l’Union européenne Union européenne, transforme progressivement les conditions de production dans une zone marquée par de fortes contraintes agro-climatiques.
Depuis 2023, cette intervention s’inscrit dans une stratégie de renforcement de la résilience des systèmes alimentaires, avec un accent particulier sur les cultures maraîchères essentielles telles que l’oignon, la tomate et le piment.
Un secteur longtemps contraint par des fragilités structurelles
Dans les Savanes, l’agriculture maraîchère demeure un pilier économique et social, notamment pour les femmes. Toutefois, elle est historiquement fragilisée par un accès limité aux intrants de qualité, des difficultés d’irrigation et une dépendance persistante aux financements informels.
Avant l’intervention du programme, de nombreux producteurs décrivent des conditions de production particulièrement éprouvantes, marquées par l’absence de mécanisation et des systèmes d’irrigation rudimentaires reposant sur des efforts physiques intensifs.
Une montée en capacité progressive des exploitations
L’introduction de semences sélectionnées, d’engrais adaptés et de motopompes constitue un tournant opérationnel pour les bénéficiaires. Ces équipements permettent non seulement d’alléger la charge de travail, mais aussi d’améliorer significativement les rendements agricoles.
Plusieurs producteurs évoquent une progression tangible des superficies exploitées et une amélioration des volumes de production, notamment sur l’oignon, culture centrale de l’économie maraîchère locale.
Au-delà de la production, la dimension économique est également renforcée par une meilleure maîtrise des cycles de commercialisation, permettant aux producteurs d’optimiser les périodes de vente et les niveaux de prix sur les marchés locaux.
Une logique d’autonomisation et de sécurité alimentaire
Le programme s’inscrit dans une approche intégrée combinant appui technique, amélioration des intrants et renforcement des capacités des producteurs. Il vise à consolider l’autonomie économique des ménages ruraux tout en contribuant à la sécurité alimentaire dans une région exposée aux aléas climatiques.
Les bénéficiaires soulignent également la qualité des semences fournies, notamment certaines variétés d’oignon rouge à meilleure capacité de conservation, offrant une plus grande flexibilité dans la gestion des stocks et des revenus.
Une intervention structurante à l’échelle locale
Porté dans le cadre du projet « Renforcement des systèmes alimentaires pour un accès durable des petits producteurs aux intrants agricoles » (Pro-SADI), cet appui illustre une évolution vers des interventions plus structurantes, combinant production, stockage et résilience économique.
Dans un contexte où les femmes jouent un rôle central dans l’agriculture maraîchère, ces initiatives contribuent à repositionner les productrices comme actrices économiques à part entière du développement local.
La Rédaction

