Chaque 4 septembre, la Journée internationale de la santé sexuelle rappelle que le droit à une sexualité libre, respectueuse et épanouie fait partie intégrante des droits humains. Initiée en 2010 par la World Association for Sexual Health (WAS), elle bénéficie aujourd’hui du soutien d’organes clés des Nations Unies comme l’OMS et l’UNFPA. Bien qu’elle ne soit pas officiellement proclamée par l’ONU, cette journée est désormais un repère mondial pour promouvoir la santé sexuelle et reproductive.
Un enjeu universel de santé publique
La santé sexuelle ne se limite pas à l’absence de maladies. Elle recouvre le bien-être physique, mental et social lié à la sexualité, incluant l’accès à l’information, la contraception, le consentement, le respect du corps et le droit au plaisir.
Pourtant, les réalités diffèrent selon les régions :
• En Afrique et en Asie, les grossesses précoces, les mariages forcés et les mutilations génitales féminines (MGF) restent des menaces majeures.
• En Amérique latine et en Europe, les luttes portent davantage sur l’accès à l’éducation sexuelle, la lutte contre les violences gynécologiques et la reconnaissance des droits des minorités sexuelles.
• Partout, les violences sexuelles et les obstacles socioculturels freinent encore l’exercice des droits sexuels et reproductifs.
L’exemple du Sénégal et la campagne “Notre corps, notre santé”
Au Sénégal, la campagne « Notre corps, notre santé » illustre la manière dont des initiatives locales peuvent transformer les mentalités. Inspirée de l’ouvrage de la sociologue Fatou Sow, elle dénonce les violences obstétricales et gynécologiques (VGO) et sensibilise les femmes à leurs droits.
Ses priorités :
• défendre le consentement éclairé avant tout acte médical,
• créer des espaces de parole sécurisés,
• impliquer les hommes pour encourager des masculinités positives.
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Des défis communs à relever
Malgré des avancées, les mêmes obstacles reviennent dans de nombreux pays :
• la persistance des tabous liés à la sexualité,
• des politiques de santé insuffisantes ou inadaptées,
• la médicalisation parfois déshumanisée du corps féminin,
• les résistances culturelles et religieuses face à l’éducation sexuelle.
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Une journée soutenue par l’OMS et l’UNFPA
Si la Journée internationale de la santé sexuelle n’a pas le statut officiel d’une Journée de l’ONU, elle est soutenue par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA). Ces agences soulignent l’urgence d’intégrer la santé sexuelle dans les politiques publiques, en insistant sur l’éducation, la prévention et le respect des droits.
Un message universel
La Journée internationale de la santé sexuelle est l’occasion de rappeler que la santé sexuelle n’est pas un luxe ni une question secondaire. Elle concerne la dignité, la liberté et l’égalité. Reconnaître et protéger ce droit, c’est aussi investir dans un avenir plus juste et plus sain pour toutes et tous.
La Rédaction

