Un arrêté ministériel redéfinit les règles d’accès, de circulation et de commercialisation des produits forestiers afin de renforcer le contrôle et la durabilité du secteur.
Un nouveau dispositif réglementaire pour structurer la filière
Le Togo a mis en place un cadre juridique actualisé pour mieux encadrer l’exploitation des ressources forestières. Depuis le mardi 17 mars 2026, un arrêté du ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique définit de nouvelles conditions d’accès aux autorisations, agréments et certificats liés à la filière bois.
Cette réforme vise à renforcer la traçabilité et la gouvernance du secteur.
Des autorisations désormais plus encadrées
Le dispositif introduit plusieurs obligations administratives, notamment la délivrance d’attestations de reboisement et d’autorisations de coupe. L’attestation de reboisement est désormais réservée aux propriétaires de plantations âgées d’au moins trois ans, condition préalable à toute exploitation.
Toute opération d’abattage nécessite également une autorisation spécifique délivrée par les autorités compétentes.
Importation, exportation et transport sous contrôle renforcé
Les activités liées au commerce international des produits forestiers sont également concernées. L’importation et l’exportation sont désormais soumises à autorisation préalable, avec des durées de validité définies : 18 mois pour les importateurs et 12 mois pour les exportateurs.
Le transport des produits forestiers est, lui aussi, strictement encadré et requiert à la fois une autorisation et un permis de circulation, afin de limiter les pratiques illégales et améliorer la traçabilité.
Un alignement sur les standards environnementaux internationaux
À travers cette réforme, les autorités entendent renforcer la crédibilité du Togo en matière de gestion durable des ressources naturelles. Le pays ambitionne également de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de mieux intégrer les exigences environnementales internationales.
Ce nouveau cadre est présenté comme un outil de transparence et d’efficacité administrative dans la gestion du secteur forestier.
Une politique déjà inscrite dans une dynamique de reboisement
Cette initiative s’inscrit dans la continuité des actions engagées par l’État, notamment le programme national de reboisement qui vise la plantation d’un milliard d’arbres à l’horizon 2030.
Une stratégie qui combine encadrement réglementaire et restauration du couvert végétal.
La Rédaction

