Le Togo vient d’entrer dans le cercle très restreint des nations les plus performantes en matière de sûreté aérienne. Le 23 septembre 2025, à Montréal, l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) a décerné au pays le certificat du président de son Conseil, une distinction rare et hautement symbolique. Ce prix, qui consacre des années d’efforts et de réformes, place le Togo au 3e rang mondial selon l’audit USAP-CMA réalisé en mars 2025.

Pour un État de la taille du Togo, figurer aux côtés des plus grandes puissances aéronautiques n’est pas un simple exploit technique : c’est un signal fort adressé au monde entier, preuve qu’une gouvernance rigoureuse et une vision stratégique peuvent transformer un secteur vital. Dans la hiérarchie africaine, le pays décroche la première place en Afrique de l’Ouest et du Centre, et la deuxième à l’échelle continentale.
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COMMUNIQUÉ DE PRESSE — PRIX OACI 2025 (PDF)
Une reconnaissance qui dépasse les frontières
Cette distinction s’inscrit dans le cadre du programme « Aucun pays laissé de côté » de l’OACI, qui vise à encourager et récompenser les États respectant les plus hauts standards de sûreté. En recevant ce certificat, le Togo s’impose comme un modèle de discipline institutionnelle et de coopération internationale. L’aéroport international Gnassingbé Eyadéma, déjà reconnu pour son taux de conformité supérieur à la moyenne mondiale, symbolise cette réussite.


Un modèle africain en matière de gouvernance aérienne
Au-delà des chiffres, c’est une philosophie qui se dessine. Depuis plusieurs années, le Togo a fait de la sûreté aérienne une priorité stratégique, s’appuyant sur un plan national de sécurité 2020-2025 aligné sur les objectifs de l’OACI. Ce choix a permis de renforcer la confiance des passagers, d’attirer de nouveaux partenaires aériens et d’améliorer la compétitivité de l’aéroport de Lomé comme hub régional.


Une conclusion qui engage l’avenir
Le certificat remis par l’OACI ne représente pas seulement une médaille, mais un engagement à maintenir ce niveau d’exigence. Car la sûreté aérienne n’est jamais acquise : elle se construit jour après jour, avec la formation des personnels, l’investissement dans la technologie et la vigilance face aux nouvelles menaces.
La Rédaction

