Un maire en campagne hors des sentiers balisés
Koamy Gbloèkpo Gomado, maire sortant de la commune Golfe 1 à Lomé, entre dans la course des municipales avec une nouvelle bannière : TOVIA – Togolais, viens agir. Ce mouvement, qu’il présente comme citoyen et indépendant, veut court-circuiter les vieux réflexes partisans. Objectif : faire émerger une gouvernance locale fondée sur l’action, la compétence et la transparence.
Écarté de l’ANC après son passage au gouvernement, Gomado tourne désormais le dos aux partis classiques. Avec TOVIA, il revendique un engagement de terrain, nourri d’écoute et de participation citoyenne. À ses yeux, chaque Togolais peut devenir acteur du changement, à condition de sortir du fatalisme et de la délégation passive.
« Le changement ne viendra pas d’en haut »
Décrit comme apolitique mais profondément ancré dans les réalités locales, le mouvement se donne trois priorités : développement de proximité, efficacité des actions publiques et obligation de rendre compte. « TOVIA n’est pas une coalition d’indépendants de circonstance. C’est une méthode pour reconstruire la confiance entre élus et citoyens », affirme Gomado.
Dans un paysage politique où les alliances éclatent et les rancunes s’accumulent, Gomado s’entoure d’anciens exclus, dont Robert Olympio, aujourd’hui vice-président du Sénat. Ensemble, ils veulent faire de TOVIA un outil de reconquête démocratique à l’échelle locale, loin des postures idéologiques.
Une candidature bâtie sur le terrain
Élu en 2019, Gomado veut rempiler à Golfe 1 en capitalisant sur son bilan, mais aussi sur une nouvelle promesse : gouverner autrement, avec et pour les habitants. « TOVIA » signifie en langue locale enfant d’un même père, une référence à l’unité, que Gomado oppose aux divisions partisanes.
Avec les élections du 10 juillet en ligne de mire, sa stratégie est claire : mobiliser à la base, convaincre sans drapeau, et imposer une autre manière de faire de la politique, plus directe, plus concrète, plus proche.
La Rédaction

