Au nord du Togo, notamment dans la région des Savanes, la culture de la tomate rythme le quotidien des producteurs. La zone est réputée pour fournir une bonne partie de la production nationale. Pourtant, derrière cette vitalité agricole, un obstacle persiste : la quasi-totalité des semences utilisées provient de l’étranger, avec des résultats parfois décevants.Face à cette dépendance, l’Institut togolais de recherche agronomique (ITRA) a décidé d’inverser la tendance. Son Centre de recherche agronomique du Littoral, basé à Davié, développe désormais des lignées locales de piment, tomate et oignon, adaptées aux réalités climatiques du pays.À lire aussi : Togo-Agriculture. L’évaluation et l’amélioration du secteur semencier au cœur d’un atelierProduire localement pour mieux nourrirL’initiative vise à fournir des semences de base certifiées, que les producteurs semenciers togolais pourront multiplier et mettre sur le marché. Pour l’ITRA, il s’agit non seulement d’assurer la qualité, mais aussi de renforcer la souveraineté semencière du pays.« Cette innovation prouve que nous sommes capables de créer localement des semences performantes », souligne Douti Lardja, directeur général de l’ITRA.À lire aussi : Davié : le Technoparc qui révolutionne l’agriculture togolaiseUn défi de diffusionSi la recherche a posé les bases scientifiques, l’enjeu se situe désormais dans la collaboration avec les producteurs. Leur rôle sera déterminant pour assurer une large disponibilité de ces semences et réduire, à terme, les importations coûteuses.En développant des variétés adaptées et certifiées, le Togo espère consolider son autonomie agricole tout en garantissant aux maraîchers une production plus régulière et rentable.
La Rédaction

