Le Vendredi 29 Novembre 2024, le Pr Tchin Darre, ministre de la Santé et de l’Hygiène publique du Togo, a annoncé dans un communiqué que l’exercice de la profession médicale par rapport à la régularisation des structures sanitaires privées non autorisées nécessite un ultimatum de 6 mois pour l’obtention d’une conformité à la législation en vigueur.
Le phénomène de prolifération des structures sanitaires illégales est un des facteurs qu’il ne cesse de prendre l’ampleur mettant ainsi en danger la qualité des soins fournis à la population. Ceci étant, certains établissements fonctionnent sans autorisation préalable, violant ainsi l’article 180 du Code de la santé et l’arrêté n°095/2017 du 22 juin 2017.
L’objectif premier de cette initiative qui impose un ultimatum aux structures illégales est de garantir la qualité des soins dans le pays et lutter contre la prolifération de ces établissements non autorisés. Le ministre invite à cet effet les promoteurs de ces structures concernées à prendre les mesures nécessaires pour régulariser leur situation dans le délai des 6 mois imparti. « Par conséquent, je demande à tous ceux qui sont dans l’irrégularité ainsi que les structures sanitaires clandestines de prendre les mesures idoines pour se conformer aux textes en vigueur dans un délai de six (06) mois à compter de la signature de la présente note. Passé ce délai, tout contrevenant s’expose à la rigueur de la loi », a-t-il ordonné.
Notons que cette décision s’inscrit dans la logique de garantir la qualité des soins offerts à la population et à renforcer la réglementation et l’assainissement du secteur sanitaire au Togo. Le ministère a rappelé qu’une liste des structures autorisées est régulièrement publiée afin d’aider les usagers à identifier les établissements conformes et d’encourager le respect des normes en vigueur.
Le Ministère de la Santé montre sa ferme détermination à mettre fin à l’anarchie dans le secteur sanitaire. Le Professeur Tchin Darre exhorte la population à redoubler de vigilance en évitant les établissements non agréés. « La santé publique est une priorité, et nous mettrons tout en œuvre pour éradiquer les pratiques illégales dans ce domaine »
La Rédaction

