À Dapaong, les professionnels du transport routier ont été conviés à une rencontre de sensibilisation visant à renforcer leur rôle dans la lutte contre la circulation illégale d’armes légères. L’initiative, tenue la semaine dernière, a permis d’attirer l’attention sur leur responsabilité face aux défis sécuritaires que connaît le nord du pays.
Frontalière du Burkina Faso, la région des Savanes reste la plus vulnérable aux menaces terroristes. Ces dernières années, plusieurs attaques attribuées à des groupes armés issus du Sahel y ont été signalées. Dans ce contexte fragile, les routes deviennent un maillon crucial, tant pour la mobilité des populations que pour les réseaux criminels cherchant à infiltrer des armes.
En contact quotidien avec passagers et marchandises, les transporteurs constituent une première barrière contre le trafic illicite. Leur vigilance, combinée à une collaboration étroite avec les forces de défense et de sécurité, apparaît désormais indispensable pour limiter les risques d’approvisionnement clandestin.
Cette mobilisation s’inscrit dans une stratégie plus large de sécurisation des zones frontalières, où l’implication des acteurs civils se révèle essentielle pour prévenir la propagation de la violence armée.
La Rédaction

